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Martine MARTINEL adresse ses vœux aux Toulousaines et aux Toulousains
Tournons bien vite la page 2011, synonyme pour trop de Français de difficultés et d'angoisse face au lendemain.
Après 5 ans de Sarkozisme et 10 ans de droite au pouvoir, il est temps de retrouver confiance en notre pays et en notre capacité collective d'envisager l'avenir sans les prismes pervers des profits financiers incontrôlés, des droits bafoués, des privilèges institutionnalisés, des divisions et des communautarismes.
Vérité, volonté, justice, espérance : ce sont les 4 grands principes choisis par François HOLLANDE pour guider sa campagne présidentielle.
Souhaitons qu'en 2012, nous sachions avec lui convaincre nos concitoyens qu'une autre politique est possible, empreinte de justice et de solidarité, pour le bien être du plus grand nombre.
Je vous adresse mes vœux les plus chaleureux pour cette nouvelle année.
Projet de Loi de Finances 2012 – Mission Audiovisuel
Martine Martinel, députée de Haute-Garonne, a défendu lundi, dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale, les conclusions de son rapport 2012 sur l'audiovisuel public.
Qualifiant de « globalement affligeant » le bilan des réformes de l'audiovisuel public initiées en 2009 qui ont notamment réformé le financement des chaînes du groupe France Télévision en supprimant sur celles-ci la publicité après 20h, elle rappelle que « la suppression de la publicité n’a eu aucun effet bénéfique (...). L’impact sur l’audience, sur les programmes, sur le rajeunissement du public est très négatif, sinon nul. »
Contrairement à ce qu'elle préconisait dans son rapport 2011, France Télévisions renonce à ses missions de service public, notamment, la création d'une chaîne dédiée aux enfants sur France 4 et une vraie politique de télévision régionale sur France 3.
Le nouveau financement, « fondé sur la suppression de la publicité en soirée, qui devait renforcer le groupe, se traduit au contraire par un recul inquiétant de son indépendance financière ».
D'autre part, elle attire l'attention sur la situation très critique de l'Audiovisuel Extérieur de la France (AEF), notamment : «le projet de fusion entre France 24 et RFI, et l’avenir de TV5 Monde au sein de l’AEF. »
Elle préconise un rapprochement avec France Télévisions et le retour de RFI dans le giron de Radio France et condamne « l’absence illégale de contrat d’objectifs et de moyens » et « le tissu de mensonges que constitue la communication de la direction sur la situation financière et les résultats de l’entreprise. »
Les conclusions du rapport de l'Inspection Générale des Finances demandé par le gouvernement lui-même, et rendu public lundi, pointe de graves manquements et irrégularités dans les procédures administratives et financières mises en œuvre par la direction de l'AEF.
A l'heure où le gouvernement prône l'austérité, est-il bien raisonnable que l'Etat continue à soutenir financièrement avec autant de largesse et aussi peu d'exigence, les choix peu lisibles de M. Alain de Pouzilhac, P. D.-G. très contesté de l'AEF ?
Novembre 2011 - THEATRE GARONNE – GOLGOTA PICNIC
Martine MARTINEL, députée de Haute-Garonne « Pas de censure au Théâtre »
« Au moment même où, à Paris, un attentat a détruit le siège de l'hedomadaire satirique « Charlie-Hebdo » et où les représentations au Théâtre de la Ville de "Sur le concept du visage du fils de Dieu" de Romeo Castellucci sont perturbées par des mouvements catholiques intégristes particulièrement offensifs, à Toulouse, le Théâtre Garonne subit lui-aussi des menaces et des pressions intolérables en raison de sa programmation.
En effet, des groupes de catholiques intégristes exigent, sans même avoir vu l'œuvre, l'interdiction du spectacle Golgotá Picnic de Rodrigo Garcia au motif qu'ils le jugent offensants pour leur religion.
Des manifestations d'hostilité sont prévues devant le théâtre et dans la salle, au moment des représentations, afin d'empêcher le bon déroulement du spectacle, au risque de débordements violents.
La liberté d'expression et de création ne se partage pas.
Son fractionnement en fonction des préjugés, des croyances, des goûts, des intérêts de factions politiques ou religieuses est rigoureusement contraire au droit que la République garantit à chacun. »
Discours prononcé Place Salengro le 29 juillet 2011 par Martine MARTINEL
à la veille du 97ème anniversaire de l'assassinat de Jean JAURES
Mesdames, Messieurs
Chères, Chers ami(e)s,
Aujourd’hui, me revient le grand honneur et je remercie Sébastien DENARD de m'avoir confié cette mission, de rendre hommage à l’un des plus illustres hommes politiques français, Jean JAURES. Je salue toutes celles et tous ceux qui m’ont précédée dans cet exercice.
Et c'est avec fierté que je tiens à commémorer le souvenir de Jean JAURES à la veille du 97ème anniversaire de son lâche assassinat.
Ce faisant, je m'efforcerai d'être digne de JAURES qui écrivait en 1906 dans la revue de l'enseignement primaire "c'est le droit des femmes de donner une expression politique aux sentiments et aux pensées que la vie sociale fait naître en elle."
La coutume jusqu'à ce jour était de nous rassembler devant le buste de Jean JAURES dans le Square Charles de Gaulle. Cette année, des travaux nécessaires sont venus bousculer les usages et nous permettent, en fait, de nous retrouver ici, dans un lieu plus intime et plus personnel, puisque JAURES a vécu au numéro 20 de la Place Salengro.
Ce lieu et l'actualité récente nous invitent à associer dans un même hommage :
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Jean JAURES, assassiné pour ses idées, son engagement et son pacifisme par un nationaliste extrémiste Raoul VILLAIN,
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Roger SALENGRO, Ministre de l'Intérieur du Premier Gouvernement du Front populaire poussé au suicide par les campagnes calomnieuses de l'extrême droite,
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et ces jeunes travaillistes norvégiens rassemblés pour une Université d'été à Oslo, sauvagement massacrés par un tueur qui se revendique de l'extrême droite.
L'émotion intense provoquée par cette tuerie n'est pas sans rappeler, selon les témoignages de l'époque, celle de la foule venue se rassembler devant le café du croissant après l'annonce du meurtre de Jean JAURES.
A la veille du 31 juillet, plus que son odieux assassinat, il importe pour nous, socialistes, d'évoquer ce qui d'évidence, puisque même Nicolas SARKOZY et la droite y font référence sans craindre l'escroquerie intellectuelle, fonde encore la singularité exceptionnelle et l'autorité de la pensée de Jean JAURES.
Il parait bien difficile d'être exhaustif pour brosser un portrait de Jean JAURES qui aimait à se définir comme un "paysan cultivé".
Le brillant élève, né à Castres, normalien, agrégé de philosophie, devient député du Tarn à l'âge de 25 ans, comme candidat républicain.
Il exercera des mandats locaux, dont celui de Maire adjoint à l'Instruction publique de Toulouse. A nouveau Député, il sera plus tard Vice-président de la Chambre.
Aucun sujet ne lui est étranger. Il s'engage pour la paix, pour l'abolition de la peine de mort, pour le respect des droits de l'Homme. Il fait de l'école républicaine et laïque son combat. Précurseur, il propose l'enseignement de l'occitan, il marque un goût prononcé pour la culture littéraire, la peinture et l'histoire. Il collabore jusqu'à la fin de sa vie avec la presse, notamment avec la Dépêche, le journal de la Démocratie, dans laquelle il tient des chroniques signées de son nom ou d'un pseudonyme "le liseur".
Ses travaux intellectuels, son expérience d'élu local, de parlementaire, sa découverte des milieux ouvriers, des militants syndicalistes et socialistes, son implication lors de la grève des mineurs de Carmaux, vont l'orienter définitivement vers le socialisme et le désir de servir "la foule des vivants".
Si l'on a parfois tendance à donner de lui l'image d'un homme consensuel, il ne faut pas oublier l'Homme de conviction qu'il était et l'Homme d'action. Il n'a jamais cessé d'agir pour la Paix, la Justice, la Défense des plus humbles, et l'Unité socialiste.
Après avoir évoqué de façon lapidaire et réductrice la carrière de JAURES, je retiendrai quelques aspects de sa pensée politique qui doivent guider nos choix.
Si j'ai été assez flattée au départ par la proposition de Sébastien DENARD, j'ai très vite mesuré la difficulté de l'exercice. Ne pas trahir la pensée foisonnante de JAURES, éviter les redondances et faire des choix parmi tous les sujets qui ont alimenté sa réflexion et peuvent nourrir la nôtre.
J'ai retenu deux fils conducteurs très présents dans les discours et les écrits de JAURES qui éclairent notre actualité : la CONFIANCE en l'HOMME et la LAÏCITE.
Alors d'abord la confiance, cette confiance en l’homme que JAURES manifestait chaque fois qu’il en avait l’occasion.
Oui, la confiance, celle qui fait tenir debout les hommes, celle qui les fait œuvrer pour le bien commun, celle qui est à la base du progrès humain et de la marche vers plus d’Egalité, de Fraternité et de Justice.
Jean JAURES le dit « cette confiance là n’est ni sotte, ni aveugle, ni frivole ». Elle connait ce dont l’homme est capable, ses turpitudes, ses égoïsmes individuels et collectifs, ses tendances obscures à préférer les conflits à la négociation et à la Paix, elle connait les difficultés de la défiance qui prévaut dans les rapports humains.
Les récentes révoltes dans les pays du Maghreb nous indiquent que cette voie est encore possible et qu’elle est empruntée, aujourd’hui, par des peuples qui mettent toute leur confiance dans la démocratie, comme le peuple français, en 1789, l’avait mise dans la République.
Il le proclame dans le fameux discours à la Jeunesse « Instituer la République, c’est proclamer que des millions d’hommes sauront tracer eux-mêmes la règle commune de leur action, qu’ils sauront concilier la liberté et la loi, le mouvement et l’ordre ; qu’ils sauront se combattre sans se déchirer ; que leurs divisions n’iront pas jusqu’à une fureur chronique de guerre civile, et qu’ils ne chercheront jamais dans une dictature même passagère une trêve funeste et un lâche repos. Instituer la République, c’est proclamer que les citoyens des grandes nations modernes, obligés de suffire par un travail constant aux nécessités de la vie privée et domestique, auront cependant assez de temps et de liberté d’esprit pour s’occuper de la chose commune. Oui, la République est un grand acte de confiance et un grand acte d’audace. »
Les militants socialistes que nous sommes doivent transmettre ce message pour redonner de l'espoir et l'envie d'agir à toutes celles et tous ceux qui ne supportent plus le discours de défiance permanente instaurée par le Gouvernement, la stigmatisation des uns et des autres, le rejet des étrangers et le dévoiement de la République.
Cette confiance en l'Homme fondée sur le respect de l'autre est la condition de la Laïcité chère à JAURES.
Oui, la pensée de JAURES est terriblement actuelle. On peut le regretter car c'est la preuve que nombre de problèmes demeurent, mais cela doit nous inciter à la vigilance et à la persévérance car un combat n'est jamais définitivement gagné et les solutions à un problème ne sont pas éternelles.
Ainsi, l'actualité nous montre encore que Jean JAURES a prévenu les attaques de Nicolas SARKOZY contre la Laïcité républicaine.
Ardent partisan de la séparation des Eglises et de l’Etat, Jaurès prend une part active à la grande loi de 1905 qui fonde notre laïcité républicaine. La désimbrication de ce qui, des siècles durant, avait été si étroitement mêlé est violente. Il le fallait pour que, comme le souhaitait Victor Hugo, l’Eglise soit chez elle et l’Etat chez lui.
Nous avons tous mesuré combien la Laïcité a subi de violentes attaques de la part du Président de la République :
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d’abord à l’université de Constantine lors de son voyage en Algérie le 5 décembre 2007,
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puis dans son discours du Latran lors de son voyage au Vatican le 20 décembre 2007
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et, enfin, en Arabie Saoudite en janvier 2008
Il a tenu des propos qui viennent clairement en violation de plusieurs principes républicains et constitutionnels bien éloignés d'une République laïque affirmée qui laisse la religion là où elle doit demeurer : dans la sphère privée.
A ce propos, comme vous tous, je suis hostile à une modification de la loi de 1905 car elle offre aux relations entre l’Etat et les cultes un cadre équilibré qui permet de faire face de manière pragmatique aux questions d’aujourd’hui.
La laïcité est un fondement majeur de notre République et, il faut bien le dire, sujette à bien des amalgames. A commencer par l’utilisation du mot lui-même : être laïque ne signifie pas être athée. On peut être croyant et laïque, à condition de ne pas considérer sa vision du monde comme supérieure et savoir que la religion ne fait pas la loi. Et l’on pourrait ajouter, sans vouloir user d’argutie, que l’on peut aussi être athée et non laïque, si l’on veut imposer au reste du monde son athéisme comme seul mode de pensée. Croire ou ne pas croire ne procure aucune garantie de laïcité !
En février 2008, j'ai fait partie des signataires de la proposition de loi à l’initiative de mon collègue Jean GLAVANY visant à promouvoir la laïcité dans la République du groupe SRC de l'Assemblée nationale.
Cette proposition de loi n'allait pas à l'encontre des religions mais avait pour dessein de barrer la route aux intégrismes et de favoriser le libre arbitre, l’esprit critique et de rationalité.
Cette proposition de loi venait aussi rappeler au Président que Oui, il y a violation de la Constitution quand ce dernier, qui devrait être le Président de tous les Français, se prononce en tant que chrétien, au nom des chrétiens, et non pas « au nom du peuple français ».
Elle rappelait aussi qu’il y négation et manipulation d’une grande partie de notre histoire quand, au lieu de citer les « racines chrétiennes de la France » – ce que nul ne contestera –, le Président ose évoquer « les racines essentiellement chrétiennes ». Ces propos raisonnent comme une insulte pour tous ceux, croyants se reconnaissant dans d'autres religions, athées ou agnostiques, inventeurs de la philosophie des Lumières ou de la Déclaration des droits de l’homme de 1789, humanistes de tous bords, n’en ont pas moins fait la France.
Cette proposition rappelait aussi qu’il y a négation de notre histoire quand le Président, toujours le même, présente cette grande loi républicaine de 1905 comme une loi de violence (et même de « fanatisme » !...) sans un mot sur les drames épouvantables provoqués pour l’humanité par les fanatismes religieux, des croisades au 11 septembre 2001, en passant par les guerres de religion et la Saint-Barthélemy....
Cette proposition de loi rappelait aussi qu’il y a violation de la loi de 1905 de « séparation des églises et de l’État » puisque le Président de la République s’accapare le droit de hiérarchiser les options spirituelles, allant même jusqu’à accorder un privilège et une supériorité au curé sur l’instituteur !
Jean Jaurès, l’humaniste, serait révolté comme nous le sommes, lui qui disait déjà en 1910 " Ce serait Messieurs la véritable faillite, la véritable abdication de la société civile qui proclamerait que l'Eglise seule est capable de donner à la conscience quelques lumières, à l'enseignement quelque hauteur et à la vie quelque noblesse."
Une société solidaire revendique la République, promeut la laïcité et refuse le communautarisme. Garantir l’accès de toutes et de tous au savoir et promouvoir la mixité dans les pratiques culturelles, sportives, associatives, c’est faire vivre la laïcité. C'est avoir confiance en la capacité de tous de respecter chacun.
Notre monde est en mouvement perpétuel. Nous devons nous adapter en permanence, sans nous soumettre ni abandonner les valeurs fondamentales d'égalité et de liberté dans un esprit de tolérance et d'acceptation des différences.
Avec mes collègues Députés et Conseillers Généraux Socialistes, avec tous les élus des collectivités, avec vous, militants, nous n’avons de cesse de contester et de dénoncer cette politique gouvernementale désastreuse qui mine la Nation en dressant les français les uns contre les autres et qui porte atteinte à l’image internationale de la France.
Commémorer Jean Jaurès c’est être partie prenante de ces luttes. Il a fondé les grandes valeurs qui font qu’aujourd’hui nous nous battons inlassablement pour une société solidaire.
Nous sommes à moins d’un an d’une élection capitale pour notre pays, pour nos concitoyens.
Pour réussir, il faut vaincre nos peurs et savoir raisonner au-delà de nos propres personnes.
Il faut redonner leurs places aux institutions républicaines, laïques et démocratiques.
Dans le climat social et politique actuels, l'espoir incarné par JAURES est plus que jamais d'actualité.
Prenons garde à ne pas tuer cet espoir.
Juin 2011 - Question Orale - Education
" Monsieur le Président, Monsieur le Ministre, Mesdames et Messieurs les Députés,
La plus grande confusion règne au sein de votre ministère et occupe depuis quelques jours l’actualité :
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3000 copies de philosophie qui ne peuvent pas être corrigées en raison de l'absence de correcteurs,
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2500 élèves qui passent le BTS voient cet examen annulé en fonction de la triche et sont confrontés au désordre de sa réorganisation,
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Sans oublier les fuites sur le sujet de mathématique du Bac S et votre décision hâtive qui pénalise des milliers de candidats.
Pour corriger cette image désastreuse, vous choisissez l’affichage médiatique en communiquant ce week-end sur TF1 plutôt que sur une chaîne publique sur la nécessité d’instaurer par décret une mesure de responsabilisation, tâche d’intérêt commun à effectuer pour les élèves violents de collèges et de lycées afin de limiter les exclusions.
En fait, cette possibilité existe depuis plus de 15 ans et la seule nouveauté c’est qu’enfin vous semblez en prendre connaissance. Les enseignants et tous les membres de la communauté éducative n'ont pas attendu vos préconisations pour intégrer dans leur quotidien la dimension pédagogique et préventive de leur métier, même si pour certains leur formation est désormais assurée par Pôle Emploi !
Vos services, Monsieur le Ministre, même si le terme n’est pas dans le décret, communiquent sur le travail d’intérêt général et de responsabilisation. Que sont ces mesures de responsabilisation, quelles réalités recouvrent-elles ?
Ce décret est totalement contredit par la réalité du terrain dont vous êtes prisonnier.
Pour que les sanctions et les mesures de responsabilisation soient réparatrices, elles doivent être accompagnées à l’intérieur comme à l’extérieur des établissements.
Or, vous supprimez des postes d’enseignants, d’assistants d’éducation, de CPE, de médecins, infirmiers et psychologues scolaires qui sont les premiers garants de la lutte contre les exclusions.
En bref, vous fragilisez tous ceux qui pourraient mettre en œuvre vos préconisations et accompagner les élèves afin qu’ils retrouvent un sens à la scolarité.
Comment pouvez-vous justifier une contradiction aussi flagrante ? »
Juin 2011 - Proposition de loi socialiste permettant le mariage de couples de même sexe
Martine MARTINEL, députée de Haute-Garonne, est intervenue en séance publique de l'Assemblée Nationale sur la proposition de loi ouvrant le mariage aux personnes de même sexe.
Cette proposition de loi défendue par les députés socialistes s’inscrit dans le combat constant de la gauche et de la République pour l’égalité des droits.
Martine MARTINEL a notamment rappelé que ce texte était l’occasion de « réparer une injustice grave que subissent des citoyens à part entière en raison de leur orientation sexuelle. Voter en faveur de cette proposition de loi c'est rendre aux homosexuels la liberté et l'égalité républicaine qui leur viennent de droit. »
L'égalité des droits n'est pas une menace pour la société. C'est la protection et l'honneur de la République.
Pour finir, elle a incité le législateur, à être courageux et juste et a encouragé ses collègues de la majorité « à voter sans tabou en toute conscience et liberté, cette proposition de loi du groupe SRC. Un tel vote honorerait notre assemblée. »
3 mars 2011 - Question Orale Sans Débat - Intervention de Martine MARTINEL sur la dépendance
Je souhaite attirer l'attention de Madame La Ministre des Solidarités et de la Cohésion Sociale sur la réforme de la Dépendance.
Le Gouvernement a souhaité engager une grande concertation sur ce sujet. Or comme sur les retraites, il ne s’agit que d’une illusion ….
Un projet de décret, inspiré par le rapport de l’IGAS sur le bilan des fonctionnements des MDPH, porte sur la restriction substantielle et durable d’accès à l’emploi des demandeurs de l’Allocation Adulte Handicapé (AAH)
Lorsqu’un demandeur a un taux d’incapacité se situant entre 50% et 79%, il ne peut accéder à l’AAH que s’il est dans l’impossibilité de travailler, la réalité de ce critère étant appréciée par la Commission des Droits et de l’Autonomie des Personnes handicapées (CDAPH). A ce jour, la commission vote à la majorité simple sur cette appréciation, aucun acteur représenté n’ayant la majorité à lui seul.
Or, l’article 3 du projet de décret prévoit que l’Etat dispose d’un droit de véto au sein de cette commission, lorsqu’il s’agit d’attribuer l’AAH à un demandeur.
Le payeur sera donc aussi le décideur !!!! Cela constitue une menace de plus pour les droits des personnes dans un contexte budgétaire déjà très contraint. Il s’agit également d’une atteinte à la décentralisation et à l’esprit de collégialité censé présider au processus de décision dans la MDPH, fondé sur la concertation avec le monde associatif.
Je vous demande donc Madame la Ministre le retrait définitif de l’article 3 du projet de décret relatif à la restriction substantielle et durable pour l’accès à l’emploi d’un demandeur de l’allocation adulte handicapé (AAH).
Février 2011 - BIOETHIQUE
Martine MARTINEL, députée de Haute-Garonne et membre de la commission spéciale chargée d'examiner le projet de loi sur la bioéthique, est intervenue hier soir en séance publique lors de la discussion générale sur ce projet de loi pour faire part de son désappointement devant un «rendez-vous législatif » qu'elle juge « à-demi manqué ».
En effet, si elle juge le texte final « consensuel », elle a pointé la pusillanimité du législateur.
« Que pouvons-nous, en effet, attendre d'un texte qui ne propose pas d'avancée véritable en matière de recherches scientifiques et qui maintiendrait une interdiction en matière de recherche sur des cellules souches embryonnaires ? » s'est-elle interrogée en regrettant qu'on retarde ainsi les progrès de la médecine régénératrice.
Elle a également pointé « une certaine frilosité en ce qui concerne l'Assistance Médicale à la Procréation ».
Elle aurait souhaité « que l'on puisse aborder ce sujet de manière plus directe (…) et que l'on puisse parler de la question préoccupante des femmes seules et des couples de femmes (…) évoquée lors de la dernière élection présidentielle. »
Pour finir, Martine MARTINEL a encouragé ses collègues députés à « regarder plus sereinement en toute lucidité, en tenant compte de l'évolution des mœurs, des progrès scientifiques et des besoins médicaux et sans jamais renier nos idéaux humanistes ».
2 Février 2011
Martine MARTINEL, retenue à l'Assemblée Nationale, ne pourra malheureusement pas participer au rassemblement organisé à Toulouse Place Saint-Etienne pour soutenir les deux journalistes mercredi 2 février à 12h.
Cependant, elle tient à exprimer sa totale solidarité à Hervé Ghesquière, Stéphane Taponier et leurs accompagnateurs afghans, capturés il y a plus d'un an alors qu’ils exerçaient leur métier d'observation et d'analyse, avec professionnalisme et responsabilité, au service de l'information des Français. Plus d'un an d’inquiétudes pour leurs familles, leurs collègues, leurs amis. Plus d'un an de souffrances, de peurs, de privations pour eux.
Leur détention porte atteinte à la liberté d'information, liberté fondamentale sans laquelle il ne peut y avoir de démocratie.
Martine MARTINEL interroge le gouvernement sur la réforme de la formation des enseignants
Martine MARTINEL est intervenue hier lors de la séance de question d'actualité pour interpeller le Ministre de l’Education Nationale sur la situation des 14 000 jeunes enseignants qui depuis la rentrée 2010 ont été affectés sur des postes à plein temps sans véritable formation.
Martine MARTINEL, Députée de la Haute-Garonne, dénonce le comportement de M. Bernard ACCOYER, président de l'Assemblée nationale, qui a suspendu les débats sur la réforme des retraites ce matin à 9h30 alors que 116 orateurs étaient encore inscrits.
Martine Martinel qui, comme 135 de ses collègues de l'opposition, n'était pas encore intervenue ce matin dans le débat sur les retraites, entendait, en application de l'article 49 alinéa 13 du règlement de l'Assemblée qui stipule que « Chaque député peut prendre la parole, à l’issue du vote du dernier article du texte en discussion, pour une explication de vote personnelle de cinq minutes », donner à la représentation nationale, en sa qualité d'élue de la nation, son avis sur la réforme des retraites et sur l'orientation de son vote.
Elle en a été empêchée par la manœuvre de Bernard ACCOYER. Ce dernier, sans doute sur ordre de l'Elysée, a décidé de mettre un terme à ces explications de vote personnalisées.
En agissant ainsi et en se comportant comme un Président d'Assemblée partisan, il s'est totalement disqualifié et a trahi sa fonction.
Martine Martinel dénonce la dérive d'une majorité aux abois et d'un pouvoir qui use de procédés illégaux pour museler toute forme d'opposition.
Martine MARTINEL, Députée de la Haute-Garonne, dénonce les conditions de la rentrée scolaire 2010.
Malgré le sourire ravi affiché par Luc CHATEL, la rentrée 2010 s'inscrit dans un contexte de crise et d'incertitude particulièrement grave pour l'avenir de l'école.
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Mécontentement général de la communauté éducative et des parents d'élèves.
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Une grande première : des nouveaux enseignants sans formation.
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16 000 postes supprimés : moins d'enseignants, de surveillants, d'agents administratifs, de médecins scolaires.... .
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Remplacement des professeurs absents par des retraités et des étudiants.
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Scolarisation des moins de 3 ans en chute libre.
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Réforme du lycée bâclée et carence de manuels de seconde.
Mais où donc Monsieur CHATEL puise t-il son optimisme quand depuis la petite enfance jusqu'au baccalauréat, il fait le choix de sacrifier l'Ecole ?
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