15 / 01 / 2010 : Soutien aux salariés de Sanofi-Aventis
04 / 01 / 2010 : Voeux 2010
08 / 12 / 2009 : Réforme des lycées - Martine MARTINEL réagit à la suppression de l'enseignement obligatoire de l'histoire en terminale S
02 / 12 / 2009 : Grève dans les musées nationaux
26 / 11 / 2009 : Martine Martinel commente l'attitude du Gouvernement sur l'Education nationale

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Martine MARTINEL dénonce la ghettoïsation des collèges

Session Budget Primitif de mars 2010

Voulu par Nicolas Sarkozy, l’assouplissement de la carte scolaire, instauré à la rentrée 2007, renforce la ghettoïsation des collèges classés « ambition réussite ». C’est ce que souligne un rapport de la Cour des Comptes présenté le 3 novembre 2009 devant la Commission des Finances du Sénat.

Dans ce rapport, la Cour estime que sur un total de 254 collèges « ambition réussite », 186 ont perdu jusqu’à 10% de leurs élèves du fait de la réforme de la carte scolaire. Toulouse n’échappe pas à ce constat, accentué dans certains quartiers par la baisse transitoire de population liée aux opérations de renouvellement urbain. Certains collèges ont vu baisser leurs effectifs de plus de 20%.

Le Conseil Général de la Haute Garonne dénonce :

- Les effets de désorganisation, de déséquilibre dans une ville et un département où la pression démographique est forte et où les besoins d’accueil continuent à croître. Loin de mieux répartir la demande d’accueil, l’assouplissement de la carte scolaire ne fait que renforcer les disparités.

- Les effets de ghettoïsation : les publics restant  accueillis dans les collèges « ambition réussite » étant ceux les moins mobiles économiquement et socialement.

Loin de nier les difficultés rencontrées dans certains de ces collèges, le Conseil Général de la Haute Garonne affirme que celles-ci ne doivent pas amener l’éducation nationale à  déserter ces quartiers.

Au contraire, nous affirmons la nécessaire présence structurante du service national  publique et laïque d’éducation.

Dans ces quartiers qui subissent de plein fouet les effets de la crise et de la politique antisociale du gouvernement, là où le sentiment d’abandon reste fort, l’éducation nationale doit garder une dimension de proximité et d’accessibilité.

Le Conseil Général rappelle sa constante volonté d’assurer les meilleures conditions d’éducation dans ces quartiers comme ailleurs ; il rappelle son investissement dans les travaux de réhabilitation de ces collèges, des efforts en matière d’équipement informatique, sa réactivité lors d’évènements comme l’explosion d’AZF ou les émeutes de 2005, pour garantir le maintien dans de bonnes conditions de l’ouverture des collèges ou encore la présence du Service Jeunesse auprès des collèges pour la conduite de projets éducatifs notamment auprès des jeunes les plus en  difficulté.

Face à des rumeurs persistantes, le Conseil Général entend démentir ici clairement toute volonté de sa part de fermeture de collège.

Le Conseil Général demande que tous les moyens soient donnés à ces collèges pour endiguer la baisse de leurs effectifs et le repliement sur eux mêmes.

Au moment où les opérations de renouvellement urbain sont mis en œuvre pour faire évoluer la mixité sociale dans ces quartiers, l’éducation nationale doit mettre à profit cette période pour maintenir un taux d’encadrement capable de garantir la sérénité des conditions d’enseignement et une meilleure réussite scolaire des élèves.

De son côté, le Conseil Général continuera à mettre en œuvre ce qui relève de sa responsabilité.

Martine MARTINEL partage les inquiétudes ses salariés de Sanofi-Aventis

Toulouse - 17 février 2010

Martine Martinel est intervenue mercredi 17 février lors des séances de questions d'actualité pour interpeller le gouvernement sur la situation du groupe Sanofi-Aventis.


En effet ce groupe, n°1 français et européen, n°5 mondial dans le domaine pharmaceutique et entreprise la plus rentable du CAC 40, malgré un chiffre d'affaire de 30 milliards d'euros et des bénéfices s'élevant à près de 9 milliards, entend procéder à des restructurations.


Alors que ce laboratoire a obtenu ces bons résultats, grâce notamment à la commande gouvernementale pour 440 millions d'euros de vaccins contre le virus de la grippe H 1N1 et à des aides sous la forme de crédits d'impôts recherche, Sanofi Aventis envisage dès à présent, sous prétexte que des brevets vont tomber dans le domaine public, de supprimer des postes, notamment ceux dédiés à la recherche fondamentale.

Ainsi, le site toulousain du groupe associé au Cancéropôle est-il menacé dans son expansion pourtant annoncée.

Face à cette inquiétude, le ministre de l'Industrie, M. Christian Estrosi, a « botté en touche » en prenant clairement le parti des dirigeants du groupe. Il a ainsi justifié la politique à court terme de restructuration du groupe en arguant de la compétition mondiale.

 

Toulouse - 15 janvier 2010

Alertée par l'intersyndicale des salariés de SANOFI AVENTIS, Martine MARTINEL s'est rendue sur le site du Cancéropôle afin d'exprimer son soutien aux personnels confrontés à une nouvelle orientation de la politique de leur entreprise.

Un projet national de restructuration nommé "transforming" prévoit la perte de 1300 postes au niveau national, dont plus d’une centaine sur TOULOUSE, soit 15% de l’effectif du site.

L’objectif global affiché par la direction générale vise clairement une diminution des coûts de recherche interne. Sont envisagés des suppressions de postes et une diminution du nombre de sites de recherche. Début 2009, la vente du site industriel de Colomiers à un sous-traitant confirmait déjà les désengagements de SANOFI-AVENTIS dans les secteurs de l’Industriel, de la Recherche et de la Visite Médicale.

Les prévisions d’une montée en puissance du site Toulousain à plus de 1000 salariés semblent compromises par les récentes annonces de la nouvelle direction. Alors que deux nouveaux bâtiments entrent en fonction pour permettre le regroupement sur le site du Cancéropôle des salariés de Labège et de Toulouse, 107 salariés ont été incités à une cessation anticipée d'activité. Par ailleurs, aucun recrutement n'est prévu : on comprend dès lors l'inquiétude des salariés qui voient partir un savoir-faire incarné par des collègues expérimentés sans aucune perspective de renouvellement du potentiel de chercheurs.

Ils assistent ainsi à une externalisation de la recherche, avec un risque de délocalisation vers les pays émergents à bas coûts. Cela n'est pas sans incidence sur les débouchés professionnels des jeunes chercheurs aujourd'hui formés dans nos universités toulousaines.

Alors que cette grande entreprise assure 50% de la recherche privée française et que l'estimation de ses bénéfices en 2009 dépasse les 8 milliards d’€, la nouvelle orientation stratégique de SANOFI-AVENTIS s'avère particulièrement choquante et inspirée d'une logique purement financière.

Ce désengagement d'une recherche non rentable à court terme mais indispensable à la découverte des médicaments de demain, tout en bénéficiant de millions d'euros d'aides publiques par le biais des Crédits d'Impôts Recherche, pose clairement la question du rôle que doivent jouer les grands groupes industriels français en terme d'emploi et d'innovation.

Cette société a les moyens d’assurer son avenir dans le respect de ses salariés et de répondre à sa mission première de santé publique.

 


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